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MAROC : Mohammed VI nomme un nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, avec l’ambition d’accélérer les réformes

Josué Koffi Par Josué Koffi 9 minutes de lecture 0 commentaires
MAROC : Mohammed VI nomme un nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, avec l’ambition d’accélérer les réformes
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Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, désormais dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette nouvelle équipe est appelée à traduire les Hautes Orientations Royales en politiques publiques concrètes, avec pour priorités l’efficacité de l’action gouvernementale, la croissance économique, la justice sociale et la réduction des inégalités territoriales.

La cérémonie, qui s’est déroulée en présence du Chambellan du Souverain, Sidi Mohammed El Alaoui, a été marquée par la prestation de serment des membres du nouvel Exécutif, suivie d’une photo-souvenir avec le Roi.

Au-delà de cette séquence institutionnelle, la formation du nouveau gouvernement ouvre une nouvelle étape politique pour le Royaume. L’enjeu est désormais de mettre en place une équipe capable de répondre aux attentes des citoyens, de relever les défis économiques et sociaux et de poursuivre la dynamique de développement engagée par le Maroc.

Une équipe appelée à transformer les orientations royales en résultats

Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie, la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a affirmé que son équipe travaillerait dans le prolongement des Hautes Orientations Royales, notamment celles exprimées dans les Discours du Trône et d’ouverture du Parlement.

Elle a annoncé l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme gouvernemental ambitieux, destiné à répondre aux attentes des citoyennes et des citoyens et à apporter des réponses aux grands défis du pays.

La nouvelle Cheffe du gouvernement a également mis en avant la convergence des programmes et la proximité référentielle des quatre partis politiques composant la majorité. Selon elle, cette configuration doit permettre de consolider la cohésion de l’équipe gouvernementale autour d’une vision commune et d’un programme d’action partagé.

Elle a par ailleurs souligné la présence de compétences reconnues, ainsi que la place accordée aux femmes et aux jeunes au sein du nouvel Exécutif.

Une architecture gouvernementale tournée vers l’efficacité

La nouvelle organisation gouvernementale traduit une volonté de structurer l’action publique autour de secteurs stratégiques et de renforcer la cohérence entre les politiques économiques, sociales et institutionnelles.

Les portefeuilles consacrés à l’économie et aux finances, à l’industrie, au commerce, à l’investissement, à l’agriculture, à l’énergie, à l’eau et à la transformation numérique occupent une place déterminante dans cette architecture.

La création d’un portefeuille dédié à l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la réforme de l’administration souligne également l’importance accordée à la modernisation de l’action publique et à l’évolution des outils de gouvernance.

L’objectif est de favoriser une administration plus efficace, de faciliter la mise en œuvre des réformes et d’améliorer les services rendus aux citoyens et aux entreprises.

Toutefois, la pertinence d’une architecture gouvernementale ne se mesure pas uniquement à la répartition des responsabilités. Elle dépend surtout de la capacité des différents départements à coordonner leurs actions, à respecter leurs engagements et à produire des résultats mesurables.

Le renouvellement et la jeunesse comme leviers de transformation

La place accordée aux femmes et aux jeunes constitue l’un des éléments mis en avant lors de la présentation du nouvel Exécutif.

Le renouvellement des profils et l’arrivée de nouvelles compétences peuvent contribuer à insuffler une dynamique nouvelle, à favoriser l’innovation dans les politiques publiques et à mieux prendre en compte les aspirations d’une société en évolution.

Cette ambition devra notamment se traduire dans les politiques relatives à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi, à la santé, à la culture et à l’inclusion sociale.

Pour la jeunesse marocaine, l’enjeu demeure celui de l’accès à une formation de qualité, à des opportunités professionnelles durables et à des perspectives réelles de mobilité sociale.

La présence de jeunes responsables au sein des institutions ne saurait donc constituer une fin en soi. Elle devra s’accompagner de décisions concrètes et de mécanismes permettant de mieux intégrer les préoccupations de cette catégorie de la population dans les choix publics.

Une majorité politique appelée à assumer ses choix

La nouvelle équipe gouvernementale repose sur une majorité de quatre partis politiques partageant, selon Fatima Ezzahra El Mansouri, une convergence de programmes et une vision unifiée de l’action publique.

Cette assise politique constitue un levier potentiel pour faciliter les arbitrages, soutenir les réformes et assurer la continuité des décisions gouvernementales.

Elle implique également une responsabilité accrue dans la définition des priorités, la justification des choix opérés et l’évaluation des politiques mises en œuvre.

Dans cette perspective, le nouvel Exécutif sera attendu non seulement sur sa capacité à conduire les affaires publiques, mais aussi sur son aptitude à expliquer ses décisions, à mesurer leurs effets et à rendre compte de ses résultats.

L’enjeu est de faire de la cohésion politique un instrument d’efficacité et de responsabilité au service de l’intérêt général.

La justice sociale et l’équité territoriale au cœur des attentes

L’action du nouveau gouvernement sera également jugée à l’aune de sa capacité à réduire les inégalités et à améliorer les conditions de vie des populations.

La justice sociale constitue un objectif transversal qui concerne notamment l’accès aux soins, la qualité de l’éducation, l’emploi, la protection des personnes vulnérables et l’élargissement des opportunités économiques.

À cette exigence s’ajoute celle de l’équité territoriale. Le développement du Maroc ne peut pleinement produire ses effets si ses bénéfices demeurent concentrés dans certains espaces ou ne profitent pas suffisamment aux populations des régions moins favorisées.

Le renforcement des services publics, la mobilisation de l’investissement productif et l’amélioration des infrastructures devront ainsi contribuer à réduire les écarts entre les territoires.

Cette orientation rejoint les priorités exprimées par le Souverain dans son discours d’ouverture de la nouvelle législature, notamment en matière de régionalisation avancée, de déconcentration administrative et de rapprochement de l’action publique des citoyens.

Un programme gouvernemental attendu au Parlement

Fatima Ezzahra El Mansouri a annoncé que le programme gouvernemental serait présenté devant les deux Chambres du Parlement. Cette étape permettra de préciser les engagements de l’Exécutif, les priorités retenues et les mesures envisagées pour répondre aux attentes de la population.

La prochaine phase devra donc donner un contenu opérationnel aux ambitions affichées lors de la nomination du gouvernement.

La réussite de cette nouvelle équipe dépendra de sa capacité à hiérarchiser les priorités, à mobiliser les ressources nécessaires et à inscrire les réformes dans un calendrier cohérent, assorti d’objectifs évaluables.

Au terme de la cérémonie du 16 octobre, le cap politique est ainsi posé : une équipe gouvernementale appelée à conjuguer cohésion, responsabilité et efficacité, tout en plaçant les citoyens au centre de l’action publique.

Pour le Maroc, le véritable enjeu commence désormais : faire de cette nouvelle étape gouvernementale un levier de progrès économique, de justice sociale et de développement équilibré, avec des résultats tangibles dans la vie quotidienne des citoyens.

Composition du nouveau gouvernement

Selon le communiqué officiel, le nouvel Exécutif comprend les responsables suivants :

  • Fatima Ezzahra El Mansouri : Cheffe du gouvernement.
  • Abdelouafi Laftit : ministre de l’Intérieur.
  • Nasser Bourita : ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.
  • Abdellatif Ouahbi : ministre de la Justice.
  • Ahmed Toufiq : ministre des Habous et des Affaires islamiques.
  • Hassan Tariq : secrétaire général du gouvernement.
  • Fouzi Lekjaa : ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.
  • Nizar Baraka : ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts.
  • Nabil Benabdallah : ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification.
  • Youns Bjijou : ministre de la Santé et de la Protection sociale.
  • Khalid Hatimy : ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire.
  • Ryad Mezzour : ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique.
  • Mohamed Mehdi Bensaid : ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports.
  • Azzeddine El Midaoui : ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
  • Abdessamad Kayouh : ministre du Transport et de la Logistique.
  • Charafat Afailal : ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable.
  • Abderrahim Chahid : ministre de l’Emploi et du Dialogue social.
  • Samir Belfkih : ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, porte-parole du gouvernement.
  • Ahmed Rahhou : ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration.
  • Jalal Charaf : ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.
  • Najwa Koukouss : ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité.
  • Abdeltif Loudyi : ministre délégué auprès de la Cheffe du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale.
  • Kouloub Faitah : ministre déléguée auprès de la Cheffe du gouvernement, chargée des Relations avec le Parlement et la Société civile.
  • Omar Hejira : ministre délégué chargé du Commerce extérieur.
  • Ahmed Mehdi Mezouari : ministre délégué chargé de la Pêche maritime.
  • Kamal Hachoumi : ministre délégué chargé du Préscolaire et de la Lutte contre la déperdition scolaire.
  • Madiha Khayr : ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.
  • Fatima Saadi : ministre déléguée chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville.
  • Salah-Eddine Abkari : ministre délégué chargé de la Jeunesse.
  • Rachid Hamouni : ministre délégué chargé de l’Inclusion sociale.
  • Aïcha Guellaa : ministre déléguée chargée de la Réforme de l’administration.
  • Abdeljabbar Errachidi : ministre délégué chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.
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Josué Koffi

Josué Koffi

Journaliste — Côte d'Ivoire Infos

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