Présidentielle 2025 : la jeunesse politique ivoirienne affiche son unité et défie les obstacles

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Cinq jeunes leaders politiques, candidats déclarés à l’élection présidentielle d’octobre prochain, ont tenu une conférence de presse conjointe, ce mercredi 20 août 2025, à l’Hôtel Belle-Côte à Abidjan/Cocody , marquant un tournant inédit dans l’histoire politique ivoirienne. Michaël Louoba (MNRP), Namory Traoré (MLPCI), Yves Michel Dabé (FPP), Jean-François Kouassi (MJCI) et Delavalette Kouamé (Nous Sommes !) ont choisi de parler d’une seule voix pour porter les espoirs d’une génération longtemps restée en marge du pouvoir.

Face à la presse nationale et internationale, ces jeunes présidents de partis ont affirmé leur volonté de proposer une alternative crédible.
« Nous ne sommes pas les héritiers d’un système, nous créons notre propre héritage », a lancé Michaël Louoba, soulignant que jamais dans l’histoire politique ivoirienne plusieurs jeunes leaders ne s’étaient réunis autour d’une même cause : l’accession de la jeunesse au sommet de l’État.

Selon eux, l’heure n’est plus aux « pseudo-jeunes » adossés à des mentors vieillissants, mais à une nouvelle génération « forgée par ses propres luttes ».

Le défi du parrainage et de la caution

Les candidats ont unanimement dénoncé les obstacles financiers et logistiques liés au parrainage citoyen et à la caution présidentielle.
« Pour prétendre être candidat, il faut dépenser plus de 70 millions de francs CFA, sans compter les 50 millions de caution. En Côte d’Ivoire, faut-il être riche pour faire de la politique ? » s’est indigné Namory Traoré.

Ils ont également dénoncé les dysfonctionnements techniques du processus, notamment les tablettes destinées à collecter les parrainages, jugées inopérationnelles dans plusieurs zones rurales. Une lettre de revendications a d’ailleurs été adressée à la Commission électorale indépendante (CEI) afin d’alerter sur « une exclusion programmée des candidatures issues de la jeunesse ».

Un front commun autour d’une candidature

Au-delà des ambitions individuelles, les cinq candidats ont pris un engagement solennel : se rallier à celui qui sera retenu par le Conseil constitutionnel.


« L’essentiel n’est pas qu’un nom passe, mais qu’une candidature de jeunesse soit validée. Nous ferons bloc autour de celui qui portera notre génération », a déclaré Jean-François Kouassi, salué par ses pairs.

Cet esprit d’unité, inédit dans un paysage politique souvent divisé, a été perçu comme un signe fort de maturité politique.

« La jeunesse doit prendre le pouvoir »

À travers leurs propos, les jeunes leaders ont insisté sur leur vision : une gouvernance adaptée aux réalités d’aujourd’hui, loin des pratiques héritées de 1960.

« Nous sommes en tenue de combat intellectuel, car l’heure est grave. La jeunesse doit prendre le pouvoir », a expliqué Louoba, vêtu symboliquement de noir.

Pour ces candidats, il s’agit non seulement d’une bataille électorale, mais aussi d’un combat générationnel : rétablir la place de la jeunesse, majoritaire dans la population et dans l’électorat, au cœur de la décision politique.

En sortant de cette conférence, une certitude demeure : la jeunesse politique ivoirienne ne veut plus être spectatrice, mais actrice principale de l’histoire nationale.

Josué Koffi

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