Candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2025, l’ancien député Gnangbo Kacou a lancé, le dimanche 15 juin, une marche pacifique depuis Bouaké, en protestation contre l’exclusion politique. Parti symboliquement de la Cathédrale Sainte-Thérèse de Bouaké, l’homme politique entend rallier Abidjan à pied, en 15 jours, pour plaider en faveur de la liberté, de la légalité et d’une Côte d’Ivoire réconciliée.

« Aujourd’hui, je marche de Bouaké à Abidjan pour fermer cette blessure », a-t-il déclaré devant fidèles catholiques et journalistes, en référence aux stigmates de la rébellion de 2002 qui a débuté dans cette même ville.

Pour Gnangbo Kacou, cette marche n’est pas seulement politique : elle est mémorielle, symbolique et rassembleuse. « Tout Ivoirien doit se sentir chez lui partout en Côte d’Ivoire », a-t-il insisté.
Appelant à l’inclusivité politique, le candidat interpelle directement le chef de l’État : « Au nom des valeurs suprêmes de l’État, je demande au président Alassane Ouattara de garantir que tous les leaders politiques puissent être candidats à la présidentielle. Cette décision serait une avancée vers la réconciliation nationale. »

Gnangbo Kacou assure que son initiative n’est dirigée contre personne. Bien au contraire, il affirme vouloir retisser les liens entre les fils et filles du pays : « Bouaké et le reste de la Côte d’Ivoire forment un tout. Nous devons recréer une symbiose entre Ivoiriens. »
L’itinéraire de sa marche traverse les localités de Sakassou, Tiébissou, Yamoussoukro, Agboville, pour une arrivée prévue à la Place de la République, au Plateau. Il invite les citoyens à suivre et partager cette démarche, plutôt qu’à le rejoindre physiquement : « Cette marche doit marquer un tournant historique : celui d’une Côte d’Ivoire équitable, pacifique, tournée vers l’avenir. »

Dans une déclaration antérieure, Gnangbo Kacou avait déjà exhorté à l’adoption d’une loi d’amnistie permettant à tous les leaders politiques de participer aux échéances électorales à venir. « Sauvez la paix, sauvez la République », martèle-t-il comme un cri du cœur.
Alors que l’échéance présidentielle approche, sa démarche pacifique ravive le débat sur l’unité nationale et la participation inclusive. Un geste qui, espère-t-il, ouvrira un nouveau chapitre de l’histoire ivoirienne.
Josué Koffi

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