Djékanou (Région des Lacs) – À près de 208 kilomètres d’Abidjan, la commune de Djékanou est devenue, ce jeudi 2 juillet 2026, le symbole de l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur d’une gouvernance fondée sur des données fiables. Sur le terrain, une importante délégation du Ministère du Plan et du Développement, conduite par le Directeur général de l’Agence nationale de la statistique (ANStat), Thiékoro Doumbia, et celle de l’UNICEF, dirigée par son Représentant résident Jean François Basse, est venue constater l’évolution de la collecte des données de l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS 2026), une opération stratégique pour l’avenir des politiques publiques.

Une collecte qui progresse à un rythme encourageant
Lancée officiellement le 11 mai 2026, la MICS 2026 affiche déjà des résultats jugés très satisfaisants. À ce jour, 262 grappes sur 693 ont été clôturées, représentant un taux d’exécution de 37,8 %, tandis que 6 822 ménages ont été visités dans dix districts du pays.
Les premiers indicateurs de qualité confortent les autorités dans leur démarche. Le taux de réponse des ménages atteint 99,1 %, tandis que les données anthropométriques enregistrent un score de plausibilité de 7 %, qualifié d’« excellent ».
« Déployer 160 agents sur le terrain demande une précision scientifique absolue. L’adhésion des populations et la haute qualité technique mesurée à cette étape nous offrent toutes les garanties pour piloter efficacement le Plan national de développement 2026-2030 », a déclaré Thiékoro Doumbia, Directeur général de l’ANStat.

Des données au service des décisions publiques
Au-delà des chiffres, la MICS 2026 constitue un outil stratégique pour orienter les politiques de développement du pays. Représentant le Directeur général du Plan, Sacko Oumar a rappelé que cette enquête permettra d’évaluer avec davantage de précision les politiques économiques et sociales de l’État.
« Ces données actualisées et désagrégées serviront d’indicateurs fondamentaux pour mesurer les progrès vers les Objectifs de développement durable et mieux cibler les futurs investissements en faveur des populations vulnérables », a-t-il souligné.

Même vision du côté de l’UNICEF. Son Représentant résident, Jean François Basse, a insisté sur la portée humaine de cette opération statistique.
« La MICS 2026 illustre une volonté forte du Gouvernement de disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques. Notre contribution de 849 millions de FCFA témoigne de notre engagement pour le développement du capital humain », a-t-il affirmé.

La confiance des populations, un atout majeur
À Djékanou, les équipes de collecte bénéficient d’un accueil favorable des populations. Les ménages comprennent désormais que les informations recueillies permettront d’améliorer les services sociaux de base.
« Quand les agents sont arrivés, ils ont pris le temps de tout expliquer. J’ai compris que donner des réponses honnêtes permettra de savoir exactement de quoi nos villages ont besoin en écoles, centres de santé ou en eau potable. C’est pour l’avenir de nos enfants », a confié un chef de ménage rencontré dans la commune.
Cette forte adhésion renforce la crédibilité de l’opération, tout en rappelant la nécessité de maintenir un contrôle qualité rigoureux et une coordination permanente entre l’ANStat, le Ministère du Plan et du Développement, l’UNICEF et les autres partenaires.

Cap sur les prochaines étapes
À l’issue de cette mission de terrain, les responsables ont renouvelé leur appel au fonctionnement régulier des organes de gouvernance de l’enquête ainsi qu’à la mobilisation du budget complémentaire afin de respecter le calendrier établi.

La collecte des données doit s’achever fin août 2026, avant la validation des résultats préliminaires en octobre et la publication du rapport final en décembre.






Des données attendues avec intérêt, tant elles serviront de référence pour le suivi des Objectifs de développement durable, la mise en œuvre du Plan national de développement 2026-2030 et le renforcement des politiques publiques en faveur des enfants, des femmes et des populations les plus vulnérables.
Josué Koffi

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