METFPA/École de la deuxième chance : quand le numérique ouvre les de l’emploi aux jeunes ivoiriens

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Ils étaient en quête d’opportunités. Ils repartent avec des compétences certifiées et, pour près de 40 %, déjà un emploi en poche. Le mardi 30 décembre 2025, au Lycée Technique d’Abidjan-Cocody, la cérémonie solennelle de remise des Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) aux bénéficiaires du projet École de la deuxième chance (E2C-TIC) a sonné comme un message d’espoir pour la jeunesse ivoirienne.

Une initiative saluée par le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Koffi N’Guessan, qui y voit un levier concret contre le chômage des jeunes.

40 % déjà insérés : un signal fort du marché de l’emploi. Prenant la parole en ouverture de la cérémonie, le ministre Koffi N’Guessan a annoncé un résultat encourageant : « Environ 40 % des auditeurs de la première cohorte sont déjà insérés professionnellement, à travers des CDD, CDI ou des contrats de consultance ». Un chiffre qui, selon lui, témoigne de la pertinence du modèle E2C-TIC, fondé sur l’alternance formation-entreprise et l’adéquation avec les besoins réels du marché.

Ambitieux, le ministre a fixé un cap clair : « Notre objectif est d’atteindre plus de 80 % d’insertion d’ici la fin du premier trimestre 2026, en combinant emploi salarié et auto-emploi », a-t-il déclaré, annonçant un accompagnement renforcé à l’entrepreneuriat avec l’appui de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI).

Au nom des partenaires financiers, le secrétaire exécutif du Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP), Kouakou Philippe, a rappelé l’effort consenti : « Le FDFP a mobilisé une enveloppe de 313 millions de FCFA pour accompagner ce projet structurant ». Une contribution qui a permis de former et certifier 128 jeunes, répartis dans sept métiers clés du numérique.

Dans le détail, 32 développeurs d’applications, 21 analystes en cybersécurité, 17 data analysts, 26 community managers, 15 webmasters, 12 en perfectionnement bureautique et plusieurs infographistes ont reçu leur parchemin, prêts à affronter le marché de l’emploi.

Président de la CCI-CI, Faman Touré a réaffirmé l’engagement du secteur privé : « La formation professionnelle et l’insertion des jeunes sont un enjeu national majeur. Ce projet apporte une réponse concrète et inclusive à l’employabilité ». Il a assuré de la disponibilité des entreprises à accueillir les jeunes en stage et à faciliter leur insertion.

Au nom des récipiendaires, Bakagna Jeanne Gladys a livré un témoignage empreint d’émotion : « Les cours étaient intenses, les projets exigeants. Mais nous avons persévéré. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons réussi ». Une reconnaissance adressée au gouvernement et aux partenaires, pour avoir offert cette « deuxième chance ».

Pour le ministre Koffi N’Guessan, l’E2C-TIC n’est qu’un début. Le gouvernement entend étendre progressivement le programme à d’autres localités, afin d’en faire « un modèle reproductible et un levier structurant de l’inclusion numérique et de l’emploi des jeunes ».

Josué Koffi

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