35 jeunes filles pourront bénéficier d’un accompagnement scolaire grâce à « Seconde Chance ». Pour sa 11ᵉ édition, organisée le samedi 17 octobre 2026 à l’EPP Aliodan BAD II, à Marcory Anoumabo, le Rotaract Club Abidjan Excelsior a décidé de porter de 20 à 35 le nombre de bénéficiaires de cette initiative dédiée aux enfants défavorisés.

Derrière cette action sociale se trouve une ambition : permettre à des jeunes filles privées d’école pour des raisons financières ou sociales de reprendre le chemin des classes et de poursuivre leur apprentissage dans de meilleures conditions. Le programme cible notamment les vendeuses de rue, les enfants déscolarisés et ceux qui n’ont jamais pu accéder à l’éducation, parfois à la suite du décès de leurs parents.
L’accompagnement prévoit la prise en charge de la scolarité et un suivi éducatif du CP1 au CM2. Pour soutenir cette démarche, le club sollicite l’engagement de partenaires et de donateurs. Le parrainage d’une bénéficiaire est fixé à 50 000 FCFA.
Pour Brendon Zion, 14ᵉ président du Rotaract Club Abidjan Excelsior, cette progression traduit la volonté d’accroître l’impact du programme lancé il y a onze ans. Selon lui, plus de 116 filles ont déjà bénéficié de cet accompagnement.

« Depuis dix ans, notre objectif était de soutenir 20 filles chaque année. Mais, pour mon mandat 2026-2027, j’ai décidé de porter ce nombre à 35, soit 15 bénéficiaires supplémentaires », a-t-il expliqué.
Au cours de cette édition, des kits scolaires ont été remis à 25 bénéficiaires, tandis que 35 jeunes filles sont concernées par le dispositif de prise en charge scolaire. Pour les responsables du club, l’enjeu va au-delà des fournitures et des frais de scolarité : il s’agit aussi d’assurer un suivi régulier afin de prévenir les abandons et de favoriser la réussite des élèves.

Créé le 17 mars 2012 et parrainé par le Rotary Club Abidjan Excelsior, le Rotaract entend ainsi faire de l’éducation un levier d’insertion et d’autonomie.
Présent à la cérémonie, Baleir Pacôme Kouassi, président du Rotary Club Abidjan Excelsior, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de son organisation. Il a rappelé que l’éducation demeure un moyen essentiel de transformer durablement les communautés.
« Comme on le dit souvent, éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation. Le Rotary l’a bien compris. C’est pourquoi l’une de ses priorités porte sur l’alphabétisation, l’éducation de base et la lutte contre l’illettrisme », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul, des compétences indispensables à l’autonomie des personnes et au développement des familles. Il a, dans la même dynamique, invité les personnes de bonne volonté à soutenir les actions en faveur des populations vulnérables.
Les élèves accompagnées ont également profité de cette rencontre pour faire entendre leurs préoccupations. Yao Amoué Déborah, élève en CP2, a notamment évoqué les difficultés liées au financement des cours du soir, pourtant importants pour renforcer les acquis scolaires.
« Je voudrais vous demander de nous aider à payer les frais des cours du soir. C’est vraiment difficile pour nous, car tous les parents n’ont pas les moyens de payer ces frais », a-t-elle lancé.
Reconnaissante envers les initiateurs du programme, elle a encouragé ses camarades à prendre leurs études au sérieux et à persévérer malgré les difficultés.
En passant de 20 à 35 bénéficiaires pour le mandat 2026-2027, le Rotaract Club Abidjan Excelsior affiche une ambition claire : donner à davantage de jeunes filles les moyens de rester à l’école. Car derrière chaque frais de scolarité payé et chaque cahier remis, il y a une possibilité de plus d’échapper à la déscolarisation et de construire un avenir différent.
Josué Koffi
