Kouassi Ngoran Louis Andréa : le pionnier qui veut faire vibrer la Côte d’Ivoire au rythme du Touch

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Cocody, 9 août-Sur la pelouse de l’université Félix Houphouët-Boigny, il scrute chaque mouvement, encourage, corrige, explique. Kouassi Ngoran Louis Andréa n’est pas seulement un entraîneur ce jour-là : il est l’artisan d’un rêve. Celui de voir la Côte d’Ivoire s’emparer d’un sport encore confidentiel ici, le Touch Rugby, et de le porter au plus haut.

Un rêve né loin d’Abidjan

Tout commence en 2024, à des milliers de kilomètres de la Côte d’Ivoire. En Suisse, Andréa suit une formation et choisit le Touch comme sujet de mémoire. Le résultat : une mention « très bien » et une conviction renforcée.
« J’ai toujours rêvé d’un rugby accessible à tous. Le rugby classique rebute beaucoup de parents, jugé trop violent. Le Touch, lui, préserve l’intégrité physique tout en gardant l’esprit de jeu. »Quelques mois plus tard, la Fédération Internationale de Touch (FIT) valide officiellement l’adhésion ivoirienne. La Fédération Touch Côte d’Ivoire (FTCI), présidée par Karaboué Mamadou, est créée.

Former, encore et toujours
De retour à Abidjan, Andréa ne perd pas de temps. Avec les coachs Kabako, Louizo, Koré, Anderson et Yakou Kabré, il monte la première grande formation nationale.
Le programme est clair :

  • Comprendre l’histoire et les valeurs du Touch
  • Apprendre les règles et fondamentaux
  • Vivre le jeu sur le terrain
    « Nous préparons les futurs joueurs, entraîneurs et arbitres. Le Touch demande vitesse, stratégie et agilité. Cette première session a dépassé toutes nos attentes », sourit-il.

Un sport qui séduit par sa simplicité
Sur le terrain, le Touch se joue à six contre six sur 70 m par 50 m. Pas de plaquages, pas de mêlées : juste trois touchers pour avancer avant de céder la balle. Un jeu rapide, fluide, où la réflexion compte autant que la course.
Charlène Goué, rugbywoman depuis cinq ans, est séduite :« C’est une découverte incroyable. J’ai envie de représenter la Côte d’Ivoire dans cette discipline. »

L’ambition d’un bâtisseur
Aujourd’hui, la FTCI compte déjà huit clubs. Mais pour Andréa, ce n’est qu’un début. Dans les prochaines semaines, il veut organiser une grande journée découverte et lancer des initiations dans plusieurs villes du pays.


« Notre objectif est clair : implanter durablement le Touch et en faire une fierté nationale. »

Sur la pelouse de Cocody, le formateur rassemble ses joueurs pour un dernier briefing. Son regard est celui d’un homme qui sait que l’histoire commence à peine.


Sercom FTCI

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