À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre le VIH/SIDA, l’heure est au sursaut collectif en Côte d’Ivoire. Le lundi 1er décembre 2025, le Fonds national de lutte contre le Sida (FNLS) a frappé fort en réaffirmant son ambition d’atteindre l’objectif « zéro sida » à l’horizon 2030. Un message qui résonne comme un appel urgent à l’unité nationale autour d’un combat qui concerne chaque foyer, chaque communauté, chaque citoyen.
« Chacun de nous a un rôle essentiel à jouer pour éradiquer le VIH/SIDA », a martelé la directrice générale du FNLS, Flore Nathalie Sokouri, déterminée à maintenir la dynamique engagée depuis plus de deux décennies.

Créé en 2004 dans un contexte où l’épidémie pesait lourdement sur la société ivoirienne, le FNLS s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable de la riposte nationale. En mobilisant des ressources domestiques et en soutenant les politiques publiques, l’institution contribue à bâtir un pays plus résilient face au VIH/SIDA.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts. Les progrès sont réels, mais la bataille n’est pas terminée », a confié une source interne au FNLS, rappelant que les financements, la sensibilisation et l’accès aux soins doivent rester des priorités absolues.
Cette année, le message du FNLS se veut particulièrement offensif. La direction générale a annoncé un renforcement des mécanismes de suivi, une mobilisation accrue au sein des collectivités et une concertation plus étroite avec les organisations communautaires.
Pour Mme Sokouri, la voie est claire : « Nous devons accélérer. Renforcer nos outils, mobiliser davantage et maintenir la pression jusqu’en 2030. Ensemble, notre élan a un sens. »
Un appel direct aux jeunes, aux leaders communautaires, aux élus locaux et aux familles, souvent en première ligne face aux conséquences sociales et économiques du VIH/SIDA.
Prévention, dépistage et traitements : les trois piliers du succès

Si les avancées thérapeutiques ont permis de réduire considérablement la mortalité liée au VIH, le FNLS rappelle que la prévention reste la première arme contre l’épidémie. Dépistage précoce, information de proximité, accès aux antirétroviraux : autant de leviers essentiels pour enrayer les nouvelles infections, notamment chez les adolescents et jeunes adultes.
« Le sida n’est pas une fatalité. Le dépistage sauve des vies. Le traitement en sauve encore plus », affirme un agent de santé impliqué dans les campagnes communautaires.
Cette Journée internationale intervient comme un moment de réflexion, de reconnaissance et d’engagement. Le FNLS rend hommage aux personnes vivant avec le VIH, aux personnels soignants, aux ONG et à toutes les forces vives mobilisées depuis des années.
Un message résonne plus fort que les autres : l’éradication du sida en Côte d’Ivoire est possible, mais seulement si chacun y prend part.
Josué Koffi

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