Côte d’Ivoire/Élection Présidentielle 2025 : Gnangbo Kacou sonne l’alerte contre le 4 éme mandat du Président Alassane Ouattara

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À 2 mois de la présidentielle d’octobre 2025, le climat politique ivoirien s’électrise. Le leader des Centristes, Gnangbo Kacou, a pris la parole ce 19 août 2025, à la Maison de son Parti, à Abidjan/Cocody, Riviera 4 pour dénoncer avec force la volonté affichée du président sortant Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat.

Dans une déclaration solennelle, l’opposant a qualifié cette démarche de « hold-up constitutionnel » et a appelé le chef de l’État à renoncer « immédiatement » à cette candidature jugée « illégale ».

Pour Gnangbo Kacou, la situation actuelle fragilise l’État de droit. Rappelant que la Constitution limite le mandat présidentiel à deux, il souligne que le troisième mandat de 2020 avait déjà plongé le pays dans « des violences meurtrières » ayant coûté la vie à plus de 80 personnes.

« Si la Constitution peut être écartée pour un candidat, pourquoi devrait-elle s’appliquer aux autres ? », a-t-il martelé, dénonçant une justice à « géométrie variable ».

L’appel au dialogue et à la paix

Malgré la fermeté de son propos, le chef des Centristes a insisté sur la nécessité du dialogue. Il propose une rencontre entre le président Ouattara et les leaders de l’opposition afin d’éviter que la Côte d’Ivoire ne sombre à nouveau dans des crises politiques meurtrières.

« Aucune vie ivoirienne ne doit être sacrifiée. Nous devons ce devoir à nos enfants, à la mémoire de nos martyrs et à la dignité de notre patrie », a-t-il déclaré.

Une marche pour la réconciliation nationale

Dans un geste symbolique, Gnangbo Kacou a rappelé son parcours à pied de 418 km, de Bouaké à Abidjan, pour appeler à la paix et à la réconciliation.

« Pour le prix de la paix, encore si fragile dans notre pays, je n’ai pas hésité à entreprendre cette longue marche », a-t-il confié. Ce pèlerinage politique se veut un message fort destiné à rappeler aux Ivoiriens la valeur du dialogue et de l’unité.

Vers une candidature conditionnelle

Le leader centriste a également laissé entendre que son entrée officielle dans la course présidentielle dépendra du respect strict de la Constitution.

« Ce n’est qu’à cette condition que je déposerai officiellement ma candidature à la magistrature suprême », a-t-il précisé, se positionnant ainsi comme l’un des acteurs clés du débat électoral.

Alors que la perspective d’un quatrième mandat nourrit les tensions, l’appel de Gnangbo Kacou vise à replacer la paix et la réconciliation au centre du jeu politique.

« Choisir la paix plutôt que la violence, le dialogue plutôt que le silence, l’unité plutôt que la division », a-t-il conclu.

Dans un contexte marqué par la méfiance et la polarisation, ses mots résonnent comme un avertissement, mais aussi comme une main tendue pour bâtir une Côte d’Ivoire réconciliée et fraternelle.

Josué Koffi

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