Le rideau s’est levé, ce mardi 17 juin 2025, sur la 12ᵉ édition du colloque international du Forum des Inspections Générales d’État d’Afrique et Institutions Assimilées (FIGE), à Abidjan. Présidée par le Premier Ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs présidents d’institutions et d’experts du contrôle administratif venus du continent.

Placée sous le thème évocateur : « Quelles contributions les missions d’audit et d’inspection apportent-elles à la gouvernance publique ? », cette édition 2025 du FIGE entend repositionner les institutions supérieures de contrôle comme des piliers essentiels de l’action publique et de la transparence dans la gestion des affaires de l’État.
Dans son adresse solennelle, le Chef du gouvernement ivoirien a tenu à souligner le rôle fondamental de ces structures :

« La bonne gouvernance, ce n’est pas un slogan, c’est un impératif. Elle commence par l’audit, la transparence et le devoir de rendre compte. Le travail des Inspections Générales est donc stratégique pour prévenir les dérives, renforcer la performance et garantir l’efficacité de l’action publique », a martelé Robert Mambé.
Même tonalité du côté de l’Inspecteur Général d’État, Théophile Ahoua N’Doli, hôte de cette rencontre de haut niveau.
« Ce colloque est une invitation à une réflexion profonde et collective sur la portée des missions de contrôle administratif dans nos États. Il s’agit de revisiter leur utilité, leur efficacité et leur impact réel sur la gouvernance publique », a-t-il déclaré.
Pendant plusieurs jours, des panels réunissant experts, praticiens, responsables institutionnels et partenaires techniques vont analyser les pratiques actuelles en matière d’audit et d’inspection. Objectif : formuler des recommandations concrètes pour renforcer l’indépendance, la rigueur et la réactivité de ces organes face aux défis actuels.
À en croire plusieurs participants, cette plateforme panafricaine constitue une occasion précieuse de mutualiser les expériences et de forger une vision commune d’une gouvernance responsable et moderne.
« Il est temps que les rapports d’audit deviennent des instruments d’action et non de simples documents d’archives », a plaidé un délégué venu d’Afrique de l’Ouest.

Le FIGE 2025 s’annonce donc comme un tournant dans la consolidation de l’État de droit en Afrique, où chaque franc public devra désormais répondre d’un usage utile, traçable et justifiable.
Josué Koffi

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