Le Syndicat des acheteurs et vendeurs d’or et de diamant de Côte d’Ivoire (SAVOD-CI) entend prendre toute sa place dans la structuration d’une filière aurifère et diamantifère plus professionnelle. Réunis mercredi 7 octobre 2026 au siège du Patronat-CGECI, à Abidjan-Plateau, à l’occasion du premier anniversaire de leur organisation, ses membres ont dressé le bilan de douze mois d’activités et réaffirmé leur engagement contre les pratiques illégales.

Un an pour structurer la filière
Créé le 14 juin 2025, le SAVOD-CI s’est donné pour mission de défendre les intérêts des acteurs légaux du secteur, mais aussi de contribuer à sa professionnalisation et à son assainissement. Devant une salle largement mobilisée, le président du syndicat, Soumahoro Brahima, a mis en avant les résultats obtenus depuis la création de l’organisation.
« En seulement 12 mois, le SAVOD-CI est désormais présent dans 8 districts sur les 13 que compte notre pays », a-t-il indiqué. Cette implantation repose sur plus de 70 délégués et points focaux.
Pour le président, l’organisation veut surtout être « une force de proposition et non une force d’opposition ». Dans cette logique, le syndicat dit avoir participé aux réflexions sur le nouveau Code minier et aux échanges consacrés à la lutte contre l’orpaillage illégal.

La sensibilisation au cœur de la lutte
Soumahoro Brahima a également rappelé les campagnes de sensibilisation conduites auprès des acteurs du secteur et des propriétaires terriens. Lancées à Issia en octobre 2025, elles se sont achevées le 23 septembre dernier à Nyamandji, dans le département de Niablé.
« La lutte contre l’orpaillage illégal ne peut pas être uniquement répressive. Elle doit également être préventive, pédagogique et participative », a-t-il défendu.

Présidente du Comité des sages, Mme Henriette Lagou a rejeté toute contradiction entre la célébration de cet anniversaire et les difficultés qui affectent le secteur. « Il est important de faire le point à un an d’existence, de voir nos avancées et ce qu’il reste à faire », a-t-elle expliqué, soulignant la collaboration engagée avec l’administration des Mines.

L’État réaffirme son accompagnement
Représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Diecket N’Guessan a salué le dynamisme du syndicat. Selon lui, la création du SAVOD-CI en fait « un interlocuteur crédible et privilégié » pour l’administration.
Le représentant du ministre Sangafowa-Coulibaly a assuré que l’État entend poursuivre son accompagnement, notamment dans la promotion de la bonne gouvernance, de la traçabilité de l’or et du diamant et du respect des normes nationales et internationales.
Une organisation qui veut aller plus loin
Pour le vice-président du comité d’organisation, cette célébration devait aussi être un moment de bilan et de projection. Il a salué l’engagement des membres fondateurs, du bureau national, du Comité des sages et des adhérents.
À l’issue de cette première année, le SAVOD-CI veut désormais consolider son implantation et renforcer la formation de ses membres sur les procédures d’achat, de vente, d’exploitation et les règles applicables aux métaux et pierres précieux.



La cérémonie, qui a réuni notamment des représentants des Douanes, des Impôts, de la SODEMI, des banques et des organisations professionnelles, aura ainsi servi de trait d’union entre le bilan d’une première année et les ambitions d’une filière appelée à jouer un rôle accru dans l’économie ivoirienne.
Josué Koffi

