Pour renforcer la confiance
Depuis le lundi 28 septembre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité reçoit les différents acteurs politiques dans le cadre des consultations relatives à la nouvelle configuration de l’organe chargé de l’organisation des prochains scrutins en Côte d’Ivoire.

À travers ces consultations, les différentes forces politiques sont invitées à présenter leurs propositions sur la composition et le fonctionnement du futur dispositif électoral.
Dans ce débat, une partie de l’opposition plaide notamment pour une composition davantage ouverte à des personnalités issues de la société civile, avec l’objectif affiché de renforcer la confiance entre les acteurs et de contribuer à une plus grande stabilité du processus électoral.

Cette réflexion intervient dans un contexte où les questions électorales ont régulièrement constitué une source de tensions politiques et sociales en Côte d’Ivoire. La recherche d’un mécanisme électoral perçu comme impartial, crédible et indépendant demeure ainsi un enjeu important pour consolider la confiance des citoyens et préserver la paix sociale.
Trois profils issus de la société civile évoqués
Dans le débat sur les personnalités susceptibles de contribuer à la conduite d’un futur organe électoral, plusieurs profils issus de la société civile peuvent être évoqués en raison de leur parcours, de leur expérience et de leur engagement dans la société ivoirienne.

Parmi eux figurent le Dr KOUAMÉ Christophe, ancien responsable de la Convention de la Société Civile de Côte d’Ivoire, le Dr Habdalla CISSÉ Djidiba, recteur de la Grande Mosquée du Plateau, ainsi que le Révérend Père Norbert Abekan, Curé de la paroisse Saint-Jacques des Deux-Plateaux.
Ces trois personnalités présentent des parcours différents, mais leurs expériences respectives dans les domaines de la société civile, du dialogue interreligieux et de la cohésion sociale pourraient alimenter la réflexion sur les profils susceptibles de contribuer à la conduite d’un organe électoral.
Au-delà des noms et des personnes, l’enjeu demeure surtout celui des critères devant guider la désignation des membres du futur organe, compétence, intégrité, impartialité, indépendance, sens de la responsabilité et capacité à dialoguer avec l’ensemble des acteurs.
La réforme de l’organe électoral constitue donc une occasion de renforcer la confiance dans le processus démocratique. La participation de personnalités reconnues de la société civile, si elle devait être retenue dans la future architecture, pourrait s’inscrire dans une démarche plus large visant à favoriser l’apaisement du climat politique, la stabilité sociale et la crédibilité des scrutins en Côte d’Ivoire.
L’objectif ultime reste de faire du processus électoral un espace de compétition démocratique, dans lequel les résultats sont acceptés par les différents acteurs et où les divergences politiques peuvent être réglées par le dialogue et les mécanismes institutionnels.
Adou Évariste Journaliste
et Analyste Politique

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