Anticiper les effets du changement climatique, préparer les futurs professionnels du rail et garantir la fiabilité du service : tels sont les défis que Keolis Côte d’Ivoire entend relever dans le cadre de la préparation de la future Ligne 1 du métro d’Abidjan. Présente à CODATU 2026, organisé du 19 au 22 octobre dans la capitale économique ivoirienne, l’entreprise a défendu une approche qui associe expertise internationale, adaptation aux réalités locales et développement des compétences nationales.

À travers sept interventions, les représentants du groupe Keolis ont pris part aux réflexions sur l’avenir de la mobilité urbaine en Afrique. Les discussions ont notamment porté sur la gouvernance et le financement des transports, la résilience des infrastructures face aux changements climatiques et la place des femmes dans le secteur.
Clément Michel, directeur exécutif Développement et Expertise du groupe Keolis, Émilie Molino, directrice Groupe des Relations et Partenariats Institutionnels, et Paulin Murhula, directeur général de Keolis Côte d’Ivoire, ont ainsi contribué aux échanges sur les mutations du transport urbain et les perspectives d’emploi liées à l’innovation.
Désignée par l’État ivoirien pour assurer l’exploitation et la maintenance de la future Ligne 1 du métro d’Abidjan, Keolis Côte d’Ivoire prépare déjà les procédures et les méthodes nécessaires au fonctionnement du réseau. L’objectif est d’intégrer, dès cette phase de pré-exploitation, les contraintes climatiques locales afin de préserver la continuité et la fiabilité du service.
Au-delà des infrastructures, l’entreprise place la formation au centre de sa stratégie. Elle entend transmettre son expertise aux professionnels ivoiriens appelés à assurer le fonctionnement du futur métro.
Cette ambition s’est notamment traduite par un partenariat avec l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB). Une collaboration avec le ministère chargé de l’Enseignement technique et de la Recherche scientifique est également envisagée pour renforcer la formation aux métiers de la mobilité et du ferroviaire.
« La réussite du métro d’Abidjan ne reposera pas uniquement sur la qualité de ses infrastructures. Elle dépendra aussi de notre capacité à préparer son exploitation en tenant compte des réalités climatiques locales et, surtout, à former les femmes et les hommes qui le feront fonctionner », souligne Paulin Murhula.
Présent dans 14 pays et fort de 68 000 collaborateurs, le groupe Keolis s’appuie sur son expérience dans l’exploitation de métros automatiques. Il revendique environ 540 kilomètres de lignes exploitées à travers le monde, notamment à Dubaï, Shanghai, Doha et Rennes. Son savoir-faire remonte à la mise en service du métro automatique de Lille, en 1983.
La participation de l’entreprise à CODATU 2026 a également été marquée par la visite du Premier ministre ivoirien sur son stand, où il a échangé avec les dirigeants du Groupe.
À travers cette participation, Keolis Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté d’adapter les standards internationaux aux besoins du territoire ivoirien. Sécurité, accessibilité, formation et résilience climatique constituent les principaux axes de cette préparation.
Car, au-delà de la construction du métro, le véritable enjeu sera de le faire fonctionner durablement, avec des équipes qualifiées et des méthodes adaptées aux réalités d’Abidjan.
Josué Koffi
