Faire du leadership féminin un véritable moteur de transformation sociale et économique. C’est l’ambition affichée par la Plateforme mondiale des femmes entreprenantes (PLAMFE) lors de sa rentrée solennelle, organisée jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan. Au-delà de la reconnaissance du rôle des femmes, l’organisation entend miser sur la formation, la solidarité et l’entrepreneuriat pour renforcer leur influence dans la société ivoirienne.

Placée sous le thème « Femme, leadership et transformation de la société : quelles actions concrètes ? », la cérémonie s’est tenue sous le patronage de Paulin Claude Danho, 1er vice-gouverneur du District autonome d’Abidjan et député-maire d’Attécoubé. La rencontre a également enregistré la présence de la marraine, Dr Salimata Koné, de Désirée Diomand, présidente du conseil d’administration du PLAMFE Mondial, ainsi que de nombreuses femmes entrepreneures.
Prenant la parole, Paulin Claude Danho a salué l’engagement de la plateforme en faveur de la promotion du leadership féminin. Pour lui, l’organisation des femmes et leur capacité à prendre leur destin en main constituent des leviers essentiels du développement.
« Une société ne peut pas se transformer sans s’appuyer sur le socle qu’est la femme », a-t-il affirmé, soulignant ainsi la place centrale des femmes dans les mutations sociales.
À la tête du PLAMFE Côte d’Ivoire pour la session 2026-2027, Marie-Thérèse N’da entend inscrire son mandat dans une dynamique de résultats. Ses priorités portent notamment sur le réseautage intelligent, la formation, le renforcement du leadership et la valorisation de l’excellence féminine.
La nouvelle présidente a invité les membres à privilégier des initiatives capables d’améliorer les compétences des entrepreneures et de renforcer leur contribution à l’économie. « Le temps est venu de passer de la reconnaissance du potentiel des femmes à sa pleine expression », a-t-elle déclaré.
Elle a, par ailleurs, présenté son bureau exécutif composé de 12 membres. À travers cette nouvelle équipe, le PLAMFE ambitionne de faire émerger des femmes leaders, entrepreneures et décideuses, capables d’agir durablement au sein de leurs communautés.
Pour Delphine Vanié, secrétaire générale du PLAMFE, l’enjeu est désormais de traduire les ambitions en résultats tangibles. La formation au leadership, l’accès au financement et une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision figurent parmi les pistes prioritaires.
« Le leadership féminin ne doit pas être un slogan. Il doit devenir une force d’action, une capacité de décision et un levier de transformation », a-t-elle insisté.
La marraine, Dr Salimata Koné, a, pour sa part, appelé les femmes entrepreneures à renforcer leur solidarité, à valoriser leurs compétences et à persévérer malgré les difficultés. « Une femme qui réussit ne doit pas être considérée comme une exception. Elle doit devenir un modèle, un tremplin pour d’autres femmes », a-t-elle exhorté.
Des panels consacrés au leadership féminin et aux actions concrètes de transformation sociale ont également rythmé cette rentrée solennelle. Le PLAMFE entend notamment consolider son réseau à travers les rencontres mensuelles « Entr’ELLES », qui favorisent les échanges d’expériences et la création d’opportunités dans l’écosystème entrepreneurial féminin ivoirien.
Créée en 2012, la Plateforme mondiale des femmes entreprenantes est présente dans une vingtaine de pays. Elle œuvre pour le leadership féminin, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique des femmes.
Pour le PLAMFE Côte d’Ivoire, le défi est désormais de transformer cette mobilisation en opportunités réelles. Car l’avenir du leadership féminin ne se mesurera pas seulement au nombre de femmes reconnues, mais surtout à leur capacité à entreprendre, à décider et à ouvrir la voie à d’autres.
Josué Koffi
