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ENTREPRENEURIAT – BTP:Yao Kouakou Primael, PDG du GROUPE PRIMO : « Bâtir un empire et être un leader inspirant pour une génération entreprenante »

Josué Koffi Par Josué Koffi 8 minutes de lecture 0 commentaires
ENTREPRENEURIAT – BTP:Yao Kouakou Primael, PDG du GROUPE PRIMO : « Bâtir un empire et être un leader inspirant pour une génération entreprenante »
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Parti du monde du show-biz avant de se lancer dans le bâtiment et les travaux publics (BTP), Yao Kouakou Primael a construit son parcours à force d’audace, de travail et de détermination. Aujourd’hui à la tête du GROUPE PRIMO, une holding qui rassemble cinq filiales dans des secteurs variés, cet entrepreneur basé à Yamoussoukro nourrit une ambition : bâtir une multinationale et contribuer à l’émergence d’une jeunesse ivoirienne audacieuse et entreprenante. Également engagé au sein de la Confédération internationale des jeunes entrepreneurs de l’Union africaine (CI-JE-UA), il revient sur son parcours, sa vision entrepreneuriale, ses engagements sociaux et ses ambitions. Entretien.

Monsieur le PDG, votre parcours vous a conduit du show-biz au BTP. Comment est née l’aventure GROUPE PRIMO et quelle vision portez-vous aujourd’hui ?

Yao Kouakou Primael : Je suis né et j’ai grandi à Yamoussoukro. Après l’obtention de mon BTS, j’ai été confronté aux réalités de la vie active. J’ai d’abord évolué dans le show-biz sous le pseudonyme de Primo Manadja. En 2012, j’ai été le premier manager du maquis Las Vegas, dans le quartier Assabou, avant de rejoindre le maquis Baoulé en 2014.

En 2016, j’ai été recruté par une société de riz à Sinfra, où j’ai travaillé comme conducteur de travaux. De retour à Yamoussoukro en 2018, j’ai repris mes fonctions au maquis Las Vegas. C’est à cette période que j’ai décidé de me lancer dans le BTP avec un ami. Pendant deux ans, je menais de front deux activités : entrepreneur le jour et manager le soir. En 2020, j’ai finalement quitté le show-biz pour me consacrer entièrement au BTP.

L’année 2021 a marqué un tournant dans ma vie. J’ai pris du recul, je me suis séparé de mon associé et j’ai engagé un nouveau chapitre sur le plan personnel et spirituel. Converti au christianisme, j’ai été baptisé en 2022, année de mon mariage civil à Yamoussoukro.

Ce nouveau départ m’a permis de clarifier ma vision : bâtir un empire et être un leader inspirant pour une génération entreprenante. C’est de cette ambition qu’est né le GROUPE PRIMO.

Le GROUPE PRIMO est présent dans plusieurs secteurs d’activité. Comment cette organisation vous permet-elle de vous démarquer dans un environnement concurrentiel ?

Yao Kouakou Primael : Le GROUPE PRIMO est une holding composée de cinq filiales, chacune intervenant dans un domaine spécifique. BLET’SARL est spécialisée dans l’immobilier, notamment le lotissement et le bâtiment. 3i’ TECHNOLOGIE intervient dans l’informatique et l’imprimerie. LAKPA’ est dédiée à l’hébergement et à l’hôtellerie. SICCAA’, la Société ivoirienne coopérative de café, cacao, anacarde et agriculture, exerce dans le négoce des matières premières. Enfin, DILIKEKPA’ intervient dans la restauration.

Cette diversification constitue un véritable atout. Elle nous permet de répondre à des besoins variés et d’offrir à nos clients un accompagnement plus large. En plus de nos activités, nous intervenons comme cabinet d’études et de formation.

Basés à Yamoussoukro, nous travaillons à consolider notre position dans l’immobilier et le BTP, particulièrement dans l’accompagnement des personnes qui souhaitent acquérir des terrains. Notre différence repose sur le sérieux, la proximité avec les clients et la compétence de nos équipes. Dans notre secteur, la confiance est essentielle. Elle se construit dans la durée, à travers la qualité du travail et le respect des engagements.

Vous placez la jeunesse au cœur de votre vision. Comment le GROUPE PRIMO contribue-t-il à la création d’emplois et à la transmission des compétences ?

Yao Kouakou Primael : La promotion de la jeunesse entreprenante est au cœur de notre engagement. Nous avons recruté de nombreux jeunes dans différents métiers : géomètres-topographes, techniciens en bâtiment, secrétaires bureautiques, assistants de direction et agents commerciaux. Nous travaillons également avec des professionnels du bâtiment, notamment des maçons, des plombiers, des menuisiers et des peintres.

Au-delà de l’emploi, nous accordons une place importante à la formation. Nous organisons des stages de perfectionnement dans plusieurs domaines afin de permettre aux jeunes d’acquérir de l’expérience, de renforcer leurs compétences et de mieux se préparer aux exigences du monde professionnel.

Je suis convaincu que l’entrepreneuriat ne doit pas se limiter à la réussite individuelle. Un entrepreneur doit aussi créer des opportunités pour les autres. Si nous voulons une économie forte, nous devons donner à notre jeunesse les moyens de se former, de travailler et de prendre des initiatives.

Votre engagement dépasse également le cadre économique. Quelle place occupe l’action sociale dans votre conception de la réussite ?

Yao Kouakou Primael : Le volet social fait partie intégrante de ma vision. Nous apportons notre soutien aux veuves et aux orphelins. Nous accompagnons également des projets sociaux portés par des jeunes et soutenons des initiatives en faveur de l’organisation des femmes.

Pour moi, la réussite n’a de véritable valeur que lorsqu’elle profite aussi aux autres. Nous ne pouvons pas parler de développement tout en restant indifférents aux difficultés que rencontrent certaines couches de la population.

Notre ambition est donc de faire grandir le GROUPE PRIMO tout en conservant cette dimension humaine. L’entreprise doit être un instrument de création de richesses, mais aussi un moyen de contribuer positivement à la société.

Vous occupez désormais le poste de secrétaire chargé des relations extérieures et de l’intégration africaine à la CI-JE-UA. Quelles sont vos missions au sein de cette organisation panafricaine ?

Yao Kouakou Primael : La Confédération internationale des jeunes entrepreneurs de l’Union africaine œuvre à la promotion, à la structuration et à l’autonomisation de la jeunesse. Sa vision est de faire des jeunes Africains des acteurs majeurs de la transformation économique, sociale et technologique du continent.

En tant que secrétaire chargé des relations extérieures et de l’intégration africaine, ma mission consiste notamment à développer des relations avec les partenaires extérieurs et à favoriser les échanges entre les jeunes entrepreneurs africains.

Je considère cette responsabilité comme une occasion de contribuer à une dynamique plus large que celle de mon entreprise. Les jeunes entrepreneurs africains ont besoin de réseaux, de partenariats, de partage d’expériences et de possibilités de collaboration. En renforçant les liens entre eux, nous pouvons favoriser l’émergence de projets ambitieux et participer à l’intégration économique du continent.

Vous avez reçu le Prix BACIM 2026 du meilleur jeune entrepreneur inspirant dans le BTP. Que représente cette distinction pour vous et quelles sont vos ambitions pour le GROUPE PRIMO ?

Yao Kouakou Primael : Cette distinction est une source de motivation supplémentaire. Elle m’encourage à poursuivre mes efforts, à améliorer nos performances et à viser des objectifs encore plus élevés. Je la considère aussi comme une invitation à redoubler de travail et à rester fidèle à la vision qui m’anime depuis le début.

Mon ambition est claire : faire du GROUPE PRIMO une multinationale dans le domaine des affaires. Nous voulons continuer à nous développer, renforcer nos différentes filiales et saisir de nouvelles opportunités, tout en restant attachés à nos valeurs et à la qualité de nos services.

Je sais que ce chemin exige de la patience, de la discipline et une vision à long terme. Mais je crois profondément qu’avec du travail, de la persévérance et une bonne organisation, nous pouvons franchir de nouvelles étapes.

Pour terminer, quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse ivoirienne qui rêve d’entreprendre, mais qui hésite parfois à se lancer ?

Yao Kouakou Primael : Je voudrais dire aux jeunes que votre point de départ ne détermine pas votre destination. Mon parcours en est une illustration. J’ai commencé comme manager de maquis et rien ne me prédestinait à diriger un groupe diversifié.

Il faut croire en sa vision, travailler avec discipline, rester humble et ne pas se décourager face aux difficultés. L’entrepreneuriat n’est pas un chemin facile. Il demande des sacrifices, de la patience et la capacité de se relever après les échecs.

Pour ma part, je place Dieu au centre de mon parcours. Je crois qu’il est important d’avoir des valeurs solides, de respecter ses engagements et de ne jamais perdre de vue l’essentiel.

À tous les jeunes qui ont une idée ou un projet, je dis : osez entreprendre, formez-vous, entourez-vous des bonnes personnes et passez à l’action. Notre pays a besoin d’une jeunesse audacieuse, responsable et capable de transformer ses idées en opportunités. Le rêve est un point de départ ; c’est le travail qui lui donne la possibilité de devenir une réalité.

Propos recueillis par le Service de Communication du BACIM

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Josué Koffi

Josué Koffi

Journaliste — Côte d'Ivoire Infos

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